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Claire Ogier

 


Petite randonnée

dans les territoires

de l’âme

Essai descriptif des contours

d'une géographie intérieure à la vie de l'âme,

avec l'aide des matériaux du rêve,

des émotions, des sentiments

et d'autres circonstances de la vie...


A mes enfants, petits enfants, présents et à venir...

A Guy, compagnon des jours heureux,

A Geneviève, amie, lectrice attentive, exigeante et efficace, qui m'a permise d'aller jusqu'au bout,

A Jean Justin, ami de longue date,

A tous les fontainiers, à René, mon rêveur particulièrement

[....] Saisie de l'autre qui devient

L'image qui naît de lui

est d'une autre pureté

 

Hâlée d'échos, la lumière

s'infléchit dans l'instant nu.

 

 

Interpellé

Et tout ensemble

 

L'heure n'est jamais close

Le temps jaillit

 

Georges Touret, l’heure n’est jamais close



SOMMAIRE

Au départ de cette randonnée - Le Paysage de l’enfance, de l’adolescence  et ses symboles : lieu de l'appel à la vie, le lieu de notre mort - Échos de rêves, la mer … - Les symboles, archétypes et rituels - Personnification des paysages - Les retrouvailles inattendues - La forêt sanctuaire ou le symbole de l’inconscient - La vision dans la forêt - L’eau - Le désert, l’aridité - Les villes - Les pays, les continents - Le ciel - Fin de la randonnée

 

 

 

 

 

 

 

Au départ de cette randonnée

J’ai toujours été fascinée par ce qui se passait à l’intérieur de moi, observateur-observé. Parfois j’avais des intuitions fulgurantes, mais je n’arrivais pas à les mettre noir sur blanc, à les ordonner. Cette vie intérieure me semblait partir dans tous les sens… Y avait-il seulement une cohérence à ces vagabondages incessants ? Un sens surtout ?

Aujourd’hui, en cette fin d’année 2008 et de mon départ de ma terre natale, au détour de l'émotion ressentie, j’ai pris conscience que ma vie intérieure, ce que j’appelle ma réalité subjective, s’enracine dans une terre intérieure dont la géographie peut se décrire avec autant de réalité que mes paysages familiers. De proche en proche j’ai pu parcourir les territoires de cette vie intérieure que j’appelle âme.

Cette âme, ce qui m’anime, relève pour ma part d’un sacré archaïque. Je viens, par le travail qui suit, d’en soulever un des voiles mais son mystère reste cependant total.

J’ai découvert un continent fabuleux. Les matériaux qui m’ont servi pour en décrire les contours, sont mes rêves, mes émotions ressenties, ma subjectivité dont je peux m’interroger sur la rémanence  de quelle réalité physique et objective, ils s’ancrent ?

C’est ce parcours que je vous invite à suivre et peut-être aussi par contagion, à l’attention-interrogation de votre propre « vie de l’âme », que vos croyances, vos sentiments, soient religieux ou non….

Le Paysage de notre enfance, de notre adolescence :


photo : peupliers givre vers les marais

VEYRINS

 

Des sentinelles porteuses de gui

veillent sur nos passages :

tantôt courbées vers le Nord

elles déversent l'eau en nos sillons

tantôt ceintes d'Or sacré

elles élèvent vers le ciel

les récoltes de nos bras

les plaintes de nos cœurs

 

C'est la trouée du poignard

qui saigne dans nos yeux

les paupières encore aveuglées.

 

Creuset pour nos paysages intérieurs

Terre Natale

tes folies se poursuivent

dans nos plus impénétrables retranchements.

Et ce déchirement inlassable de nos ciels

invoque nos silences et nos colères

 

Dans la multiplicité de nos vies.

 

Ceux et celles qui ont la mémoire de leurs rêves,  (chacun d’entre nous rêve, c’est une nécessité biologique, mais beaucoup n’en garde pas la mémoire au réveil),  un jour ou l’autre se souviennent  d’avoir eu un rêve ayant pour cadre le paysage de leur enfance, de leur adolescence, en partie ou en totalité.

Ce genre de rêve ne s’interprète jamais comme un retour sur le passé. Il peut parfois symboliser par analogie, selon le contexte du rêve, comme le lieu des possibles, des commencements, d’une naissance à soi-même, d’une invitation à avancer plus loin que l’enfance. « Il éclaire à nouveau ce lieu pour en montrer l'énergie encore vivante dans ses dimensions douloureuses ou positives pour ouvrir à des possibles, des commencements, une naissance à moi-même. Il est invitation à la vie au delà de l'enfance. » (ajout de mon rêveur, après lecture ! voir deux lignes en dessous).

Depuis 15 ans j’essaie de décrypter mes rêves, de me nourrir et de m'enrichir de leur sens, avec l’aide d’un interprète, que j’appelle familièrement mon rêveur.

Ce que je tente d’expliquer aujourd’hui n’a rien d'une exploration scientifique, il s’agit d’une expérience intérieure de longue durée.

Notre vie intérieure, ce que je nomme aussi comme la vie de l’âme, se déroule sur une terre intérieure unique à chacun. Il est peut-être important de l’explorer par divers moyens. J’essaye, avec cette méditation, d’en donner des exemples.

Il y a des lieux qui peuvent avoir, pour soi, une importance par leur enracinement, plus forte que d’autres. Interpréter ses rêves c’est voyager, apprendre à reconnaître cette géographie-là. ,

Ainsi je viens de passer quatre, cinq jours début septembre avec maman, dans la maison familiale...

Et puis il a fallu refermer la maison pour un bon bout de temps, jusqu'à l'été prochain probablement. J’ai fait le tour de mes coins préférés : la petite mare, cachée sous les lentilles d’eau, la terrasse sous le noisetier, sans la table et les chaises, les plates-bandes propres mais sans fleur ! L’herbe qui gagne toute la cour… L’immobilité silencieuse de la maison ensoleillée, comme un reproche soudain :

-tu me désertes !

Je me croyais à l’abri de tout sentimentalisme, des larmes me sont venues, j’ai soupiré longuement, reste d’un sanglot…

Jamais je n’aurais cru m’attacher à cette maison que je trouvais lépreuse, sans caractère vraiment. Depuis très longtemps je m’en sentais exclue… Peut-être parce qu’à sa transformation, il y a une cinquantaine d’années, j’avais été confiée à mes grands-parents maternels pour la durée des travaux… Partie tôt à l’adolescence, en pension, puis le travail et mon mariage ensuite à vingt ans, le sentiment que cette maison avait vécu sans moi, s’était ancré dans mon esprit... Je pensais n’avoir pas à y retourner vivre.

Les deux années avec maman, deux années dont je mesure de plus en plus avec le recul, l'importance, ont changé mes sentiments concernant cette maison, je l’ai retrouvée en quelque sorte.

En parcourant la cour, les souvenirs remontaient à flots, tout le travail de ces derniers mois, son remodelage, avec l’aide d’amis et de mes frères et sœurs, elle était devenue vraiment mon domaine, mon territoire. Affluent tous les événements qui s'y sont déroulés : les nombreuses rencontres sous le noisetier ou autour de la cheminée fabriquée par papa, (style capitaine Némo !) dans la salle à manger, les animaux familiers, chats et chien, les traversées du pré avec la Dent du Chat en toile de fond, une foule de petits événements journaliers, auxquels je me raccrochais… Malgré tout, les derniers temps, un vide intérieur s’installait que j’avais beaucoup de difficulté à remplir.

Je me sentais impuissante à renouveler la vie autour de maman, la fatigue m’envahissait, insidieuse.

Je n’ai pas encore fait le bilan complet de ce qu’ont pu m’apporter sur le plan intérieur, ces deux années dans cette maison ! Les deux années précédentes, avec maman dans mon appartement, n’ont pas eu cette intensité ! Pourquoi ?

Peut-être parce que maman dans cette maison familiale était différente, et qu’avant notre retour, des habitudes avaient été prises entre nous… Maman retrouvait sans doute un peu de maîtrise sur sa propre vie. Et je crois aussi que cette maison et son environnement qui étaient devenus territoire de l’âme dans mes rêves, redevenaient territoires de ma vie objective, je le réalise maintenant. Le cheminement intérieur de ces deux dernières années a été plus important parce que mon temps physique s’est écoulé dans cette double géographie objective et subjective. L’unification de ce double rapport, intérieur et extérieur, avec cette maison, a dû accélérer le processus d’individuation*

*Individuation : processus pendant lequel la personnalité se différencie. Réf. Dico.

«  Jung donne la description d'un monde organique et personnel dans lequel chacun est relié à l'autre, et à l'univers dans tous ses aspects. Et pourtant chaque être humain est un individu unique doté d'une destinée unique que Jung a appelée l'individuation (à savoir, le chemin que chacun de nous suit pour se développer au cours de son existence). » réf. guide de psychologie junguienne, Robin Robertson, Georg éditeurs.

Une maison a plus facilement une âme qu’un appartement, c’est vraiment un être vivant. A Veyrins, quatre personnes sont mortes, peut-être six (la mère et la sœur de papa), deux ou trois de mes frères et sœurs y sont nés. Ces événements incroyables de la Vie ont certainement marqué profondément la réalité intérieure de cette maison… Et lui ont donné une puissance, une force qui m’ont obligée à la considérer. Il est dans mon caractère d’avoir tendance à ne me souvenir que des belles choses.

Naturellement les pensées et les interrogations ont envahi les méandres de mon cerveau sur le sens de l’émotion surgissant en moi à l’abandon de ce lieu !

Beaucoup de mes rêves se passent dans cette géographie de l’enfance, avec des mutations parfois étranges, fabuleuses…

Aujourd’hui je comprends comment ce paysage a pu devenir pour moi un paysage « archétypal ».

D’abord le nom Veyrins qui s’entend phonétiquement comme vérin, - un vérin est un appareil que l’on place sous une charge pour la déplacer ou la soulever – Ce petit village est devenu un vérin pour ma propre vie… VERS UN

Par ailleurs la maison se trouve en bordure de route nationale (déclassée depuis peu, je crois), mais dans ma mythologie c’est une nationale, une route de grandes communications. Au sud de cette route il y a une colline avec une petite route qui conduit au Château Gaillard.

Dans les archétypes le château a son importance… Je cite : … il est un symbole de protection (celui-ci est gaillard !)… symbole aussi de la transcendance,  de la conjonction des désirs … le projet mis en œuvre… 

(Dictionnaire des symboles, Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, collection Bouquins, Robert Laffont, mon livre de chevet ! Ce qui me plaît dans ce dictionnaire, ce sont les références à de multiples cultures pour un même mot, pour auto-interpréter le terme que je cherche, je fais mienne la référence culturelle qui résonne en moi spontanément, même si cela ne correspond pas forcément à ma propre culture… Si rien ne résonne-raisonne, je cherche ailleurs ou je laisse en suspens mon interrogation…

(Cependant cette façon de procéder ne peut être systématique, chaque rêve étant unique, l'image servant de symbole peut avoir mille et un sens plus ou moins contradictoires. Jung pestait sur une utilisation trop étroite de ce type de dictionnaire). Cf mon rêveur.)

  De l’autre côté en direction du Nord, les marais, là encore je cite (cf. ci-dessus) : "le marais, c’est la matière indifférenciée, passive et féminine, selon la mythologie sumérienne [….] La puissance du Ciel s’y manifeste, et il s’agit aussi de centres spirituels (chinois), lieu des germinations invisibles". En relisant ces lignes, je ne peux m’empêcher de penser à ce grand rêve que j’ai fait il y a quelques années.

« C’est la nuit,  il y a de l’orage, des éclairs au dessus des marais derrière la maison. Soudain je vois une énorme météorite d’apparence « magmatique »  ayant  la forme approximative d’un immense cœur ; elle vient s’enfoncer dans le marais près  de chez Rajon (je garde le nom de famille qui, dans le langage des oiseaux, s’entend comme rageons,  ce n’est pas innocent ! Les gamins aujourd’hui disent « j’ai la rage » ; à la période de ce rêve j’avais probablement la rage au cœur…) Je cours voir de près, et je m’aperçois que le cœur est fiché à la verticale profondément et de sa pointe il émane une lumière très douce ! » Mon interprète de rêves de l'époque m'en avait écrit le commentaire suivant :

" le rêve de la météorite est remarquable, situé dans l'arrière cour chez vos parents,  il vous renvoie indubitablement à la croissance psychique en vous, aujourd'hui l'enfant intérieur en vous est appelé  à grandir. Comment ? La réponse est sublime : par l'union du Ciel et de la Terre, la descente  du ciel en terre, la plongée du spirituel au plus noir de la profondeur terrestre... C'est ce que vous vivez tous les jours au raz des pâquerettes. De cette plongée nait, surgit la pierre sous la forme d'un obélisque, image phallique de la puissance créatrice ! Quand le ciel s'unit à la terre, celle-ci répond et joint tous ces dynamismes aux siens.. La lumière n'est pas produite par la chute, ce qui la ramènerait  à un phénomène physique banal : c'est la lumière de l'amour, celle que procure l'intelligence du cœur (dont la météorite à la forme ). C'est sublime."

Dans les rêves nous sommes parfois les médiums, pour une communauté, de transmission d'images symboles, qui vont bien au delà de nous mêmes, ce que Jung appelle Les grands Rêves...

A la suite du marais une autre colline qui, elle, porte le nom de Devin… Ados, souvent nous traversions les marais pour aller au Devin ! Papa y avait une vigne…

Devin : je plonge dans mes racines celtiques, le prêtre. Cela peut aussi avoir une résonance avec le verbe devenir – devin, deviens !

Le lieu de l'enfance :

lieu de l'appel à la vie, le lieu de notre mort

 


 

photo : La Dent du Chat au lever du soleil

 

lieu de mon enfance

le lieu du retour,

le lieu du départ éternel…

 

Si le lieu de notre enfance dans les rêves peut être le lieu de départ d’une action, d’une recherche, de sa propre naissance intérieure, à la fin de notre vie, j'ai l'intuition qu'il pouvait devenir symboliquement le lieu du retour, le lieu du départ éternel… Une main qui s’ouvre, une main qui se referme.

Cette réflexion s’est installée en moi, petit à petit, par l’observation des attitudes de Maman dans sa maladie, dans le retour systématique vers la maison de son enfance, plus présente en elle que les soixante années passées dans la maison familiale auprès de mon père. En dehors des problèmes de mémoire, dûs à la maladie, ne puis-je pas méditer sur cette maison de l’enfance comme lieu d’involution, de repli sur l’avant la naissance ? L’acte de mourir n’est-il pas l’acte du grand retour ? Et si quelque chose perdure après notre mort, je peux légitimement penser que ce quelque chose aura à voir avec la vie intérieure.

Lorsque nous sommes rendus aux deux tiers de notre vie, (ce qui est mon cas ! La lignée des femmes côté maternel porte une espérance de vie de plus de 90 ans depuis trois générations), nous ne pouvons que penser à son terme (à moins de faire l’autruche…), à ce qui se passe en nous, et peut-être trouver un juste équilibre entre sa vie de tous les jours et sa vie intérieure.

Voilà les bases de ma géographie intérieure ! Mais chacun de nous, sans forcément passer par les rêves, peut repérer des lieux pouvant devenir une référence symbolique pour lui !

 

Ainsi une amie Colline, réagissant aux pages qui précèdent, m’écrit :

« Dans les sites réels où j'ai vécu, il n'émerge que deux endroits significatifs pour moi, malgré les mille lieux habités du fait de la carrière militaire de mon père :

La Rue de l'Ancien Château […] La Rue de l'Ancien Château ! C'est le paradis de mon enfance, les quatre premières années de ma vie chez mes grands-parents paternels. Dans ce « château » j'ai vécu, aimé, créé comme une vraie princesse adorée. J'ai connu l'affection inconditionnée, la liberté de rêver, l'espace naturel nécessaire à ma créativité de l'époque, mes premiers émois sexuels. C'est là où a commencé ma confiance immense en la vie et aux êtres humains. Même si, très vite, une cassure particulièrement brutale, une déchirure éternelle m'ont soustraite à ce monde idéal, je me rends compte combien ce passage a profondément marqué ma vie, mes choix, mes passions ultérieures. »

Ancien Château : pour elle, dans ce terme de château, par rapport à son propre vécu, il y a une notion de paradis perdu, de temps privilégié… Mais elle a quitté l’Ancien pour se retrouver dans une région de mines, quartier du Viget (qui, pour moi, résonne un peu comme vigile, ou aussi vie j’ai, j’ai la vie). Et pour en revenir aux Mines, son adresse précise comporte le mot tournesols (tourne le sol !) Il y a bien une idée de travailler sa terre. Je l'interprète ainsi parce que ce quartier est sur une terre minière, mais ce tournesol se réfère principalement au soleil.

Pour en revenir au Château, il y a une lame des tarots de Marseille que j’affectionne particulièrement, c’est l’As de coupe. La coupe est fermée par un magnifique château, (Jodorowsky fait allusion à une cathédrale). Moi j’y vois un oiseau prisonnier qui ne demande qu’à s’envoler si on ouvre le château. Il faut parfois savoir quitter ses paradis perdus pour aller creuser sa terre et laisser son âme prendre son élan !

Chacun de nous a une relation intime avec tel ou tel terme de ce que je pourrais appeler la géographie de l’âme. Terme que nous investissons plus ou moins consciemment en fonction de notre culture générale, de notre vécu, de nos intérêts. Ainsi mon rêveur entend-il au nom de Veyrins « vers un », vers l’unité, ce qui est logique dans une proposition junguienne. Je pense que si j’ai entendu si rapidement vérin, c’est parce que papa était mécanicien, ce mot, assez courant dans les conversations autour de moi, m’était familier, même si j’étais psychologiquement « allergique » à la mécanique…

Mais je reviens sur cette terre minière, (où vie actuellement mon amie), qui, probablement, l’invite à ce travail intérieur de la mine, riche de trésors enfouis, le charbon comme énergie, les métaux précieux, les pierres précieuses. C’est une terre ingrate en apparence, mais si on la travaille, elle nous donne l’énergie pour faire marcher nos fourneaux là où s’élaborent nos mutations intérieures et elle nous donne aussi ses trésors… C’est la Mère Terre Alchimie.

J’ai fait plusieurs fois des rêves de villes minières très anciennes, difficilement datables dans le temps. Je pense qu’à travers l’attention que nous portons à nos rêves et leur essai de décryptage, nous entrons en contact avec ces symboles, ces archétypes qui remontent à la nuit des temps, la mine et les strates du temps. C’est dans le temps, le silence, la passivité que toutes ces richesses intérieures se sont fabriquées, élaborées. C’est gris et poussiéreux, mais si on gratte, on creuse, quelles merveilles !

 

Par rocheclaire - Publié dans : journal presque intime - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
Mercredi 3 décembre 2008 3 03 /12 /2008 09:47

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Texte Libre


DOUCE ET TENDRE AMITIE

liante et reliante
dans cette horizontalité de mots
 - reconnaissance -
savoir que nous sommes de la même essence
du même esprit de la même conduite.

VERTICAL AMOUR
qui me redresse vers les cimes
dans cette relation d'instant absolu
qui m'invite pour le grand voyage
d'accomplissement
au delà de moi-même
à ne plus avoir de référence que Lui
être Un dans le retour



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  • : rocheclaire
  • Le blog de rocheclaire
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  • : languedoc-roussillon Béziers
  • : curieuse poète zen vivante conteuse
  • : après une vie active très remplie, tant avec la vie professionnelle, associative et familiale, je retrouve du temps à consacrer à mes rêves d'adolescente, l'écriture, la poésie, la peinture, auxquelles s'ajoute la photo, modestement,

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