Le Ciel,
les événements astronomiques dans les rêves
photo : Coucher de soleil Veyrins, les grands oiseaux
Les couchers de soleil à Veyrins
sont souvent extraordinaires
et décuplent l'imaginaire.
Mon grand-père paternel, la nuit, aimait nous rassembler mes frères et sœurs et moi-même dans la cour. Je devais avoir entre six et dix ans. Il nous montrait les constellations : grande ourse, petite ourse, l'étoile du berger. Je me souviens d'une constellation qu'il appelait le T de Ste Thérèse, elle dessinait vraiment un T.
Mais je n'arrive pas à retrouver le véritable nom de cette constellation. Peut-être dois-je mon intérêt pour l'astrologie à ce grand-père.
Un autre souvenir, qui date d'à peu près la même période, que je pensais être dans mon imaginaire une aurore boréale ! C'était au couchant du soleil, un ciel embrasé, avec de grandes draperies camaïeu de rose orangé intense au rose pâle, voire presque blanc. Les couchers de soleil à Veyrins sont souvent extraordinaires et décuplent l'imaginaire.
Les rêves en sont un écho.
« Nous sommes dans la nature. Soudain nous voyons une grande flamme devant le soleil, puis une ombre le voile. Ensuite le soleil s'assombrit, il devient noir, cependant ce n'est pas la nuit devant nous ».
Ce rêve date de mai 1998.
J'ai raconté en début de randonnée le rêve de la météorite, il y a deux autres rêves qui m'interrogent encore et qui concernent Veyrins...
« C'est la nuit et j'observe le ciel en direction du château Gaillard, plein sud. Le soleil et la lune semblent se poursuivre... Au bout d'un moment, des étoiles se rassemblent à l'est et forment un grand cercle ».
C'est la petite phrase d'une chanson de Trénet qui me vient en tête immédiatement :
« Le soleil a rendez-vous avec la lune, mais la lune n'est pas là... »
Si le soleil et la lune pouvait s'unir, la conjonction, l'unité signifiée par le cercle d'étoiles, ou mandala, aurait-lieu.
Le deuxième rêve dont je me souvienne très vaguement :
« Il fait jour, je suis dans la cour devant la maison, je regarde le ciel, et je vois une liane de vigne vierge qui descend lentement, elle est très longue et vient se poser dans la cour sur le côté vers la grange ».
J'ai étudié et enseigné l'astrologie pendant de nombreuses années, j'aime regarder le ciel de nuit comme de jour.
Aujourd'hui encore je m'amuse à voir se déformer les nuages, à reconnaître les personnages et les animaux se formant, déformant au gré des vents. Je me raconte que ce sont des entités qui se font ainsi reconnaître...
Le ciel est le lieu par excellence de la transcendance, du divin. Et nous avons aussi notre ciel intérieur.
Fin de la randonnée.
aurore sur la Dent du Chat
Avec le ciel, je suis revenue à mon point de départ :
VEYRINS.
Au cours de cette pérégrination dans mes territoires de l'âme vous avez peut être abandonné mes chemins pour découvrir les vôtres...
Alors mon exploration n'aura pas été vaine.
Je suis sûre, pour l'avoir constaté au cours de l'écriture de cette randonnée, lorsque je portais à la connaissance d'amies-amis, certains articles de cet essai, mes paysages réveillaient les leurs, rêvés ou souvenirs. Voir quelques exemples plus haut.
Nous communiquons au travers de nos géographies, nos territoires objectifs ou subjectifs.
Nous avons bien une double réalité. La méditation sur mes rêves, sur leur sens, ce qu'ils avaient à me dire, m'a souvent conduite à penser que notre vie intérieure disposait d'une certaine autonomie vis à vis de notre vie objective, chacune se développant sur une parallèle à l'autre. A intervalles plus ou moins réguliers, il me semblait qu'elles se rapprochaient l'une de l'autre pour se croiser, celle du dessous devenant celle du dessus et réciproquement.
Tantôt je suis très à l'extérieur, hyperactive, tantôt plutôt méditative, j'écoute une petite voix intérieure.
Ces derniers mois, heureuse dans ma nouvelle vie, je sentais malgré tout un grand vide, un désintérêt pour mon environnement...
Et puis j'ai réalisé que c'était enfin le temps intérieur idéal pour écrire.
Et cela est advenu....
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