pour ELSA
Une grande diseuse assise à mes côtés
d'une voix rocailleuse
raconte l'eau qui filtre entre les rochers
elle sent la glaise !
La voix ajoute :
les doigts qui malaxent la terre sont plus tendres
que les doigts des mains qui caressent.
Elle me dit que j'aime quand je crois haïr.
Elle dit que la forme est belle, naissante
ajoute encore :
mais le fond se cache le plus souvent.
Elle raconte de sa voix rocailleuse
la source qui s'impatiente à gonfler sous la terre.
Elle sent la glaise, elle sent l'épaisseur
le trop plein de l'amour inexprimé
La statue des beaux jours qui sèche au soleil
Valence.
Nous serons alors
âmes jumelles côte à côte
déliées.
J'ai croisé à ma porte l'ombre d'un ange
depuis je cherche sa robe de lumière.
Je ne peux que te laisser aller
dans les chemins de nulle part
nous perdre...
en leurs creux parfois l'ange patiente
Dans mes yeux tu ne me cherches plus
C'est un temps d'absence après la nuit obscure
si intense, si douloureux
que j'ai cru en mourir
et puis plus rien
qu'une ombre qui s'éloigne
emportant dans ses plis
la tunique d'un ange.
J'ai croisé à ma porte l'ombre d'un ange
depuis je cherche sa robe de lumière.
ROCHECLAIRE -
Paroles Nomades : poèmes, contes & nouvelles. 2002
Par rocheclaire
-
Publié dans : poésie
Jeudi 23 octobre 2008
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